Mercredi 8 octobre 2008
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Le civet de lièvre cuisiné par Valentine et arrosé d'un excellent Bourgogne était si bon que Jérôme avait préfèré le déguster en silence, mais une fois son assiette vide il lui avait fait
comprendre qu'il était tout disposé à entendre la suite de son récit, elle enchaîna donc :
-"Enfermée dans ma cellule du couvent, après le repas et l'office du soir, Nathalie m'avait rejointe. Elle semblait ravie d'avoir trouvé une oreille attentive pour écouter son histoire. Mais tout
de suite j'ai été sur la défensive car sa vie semblait construite sous l'empire de la sexualité ! En effet, depuis sa plus tendre enfance, elle avait été en but aux caresses très précises et
localisées de sa mère, qui lui avait procuré des sensations très agréables qu'elle avait appris à se procurer toute seule, avant de les partager, dès l'âge de dix ans, avec sa meilleure amie. Et
elle avait été ainsi, d'amitié en amitié cachées mais si troublantes et celà jusqu'à la mort de sa mère.
Ensuite, orpheline et recueillie par les soeurs, Nathalie s'était aperçue que son physique séduisant avait attiré l'attention de soeur Armelle et de soeur Sophie, qui avaient un fort penchant l'une
pour l'autre ! Chacune de son côté avait tenté de la séduire, ce qui n'avait pas été très difficile en raison de ses antécédents dans le domaine des amitiés particulières et de son besoin d'une
tendresse dont elle était frustrée.
Et un soir,elle s'était retrouvée dans la cellule de soeur Armelle qui avait invité sa compagne à la rejoindre. La nuit avait été aussi délicieuse qu'agitée, chacune faisant l'assaut de l'intimité
des deux autres avec leurs lèvres er leurs doigts habiles et fiévreux, provoquant en chaîne les spasmes du plaisir et de la jouissance. La cyprine avait coulé à flots faisant luire des clitoris
gonflés et tendus à éclater Et depuis leurs rencontres étaient fréquentes et attendues avec impatience.
-"Alors si tu es attirée par la tendresse entre filles, je suis toute prête à t'en offrir autant que tu voudras et à te faire découvrir les charmes de mes deux amoureuses qui t'accueilleront à bras
et sexe ouverts ! Tu verras, soeur Armelle à une véritable forêt au dessus de la chatte et soeur Sophie est une véritable femme-fleuve qui inonde tout quand elle jouit ! "
Ayant déjà connu les manoeuvres de Solange, ma voisine de pupitre à l'école, je n'étais pas étonnée de ce que j'entendais, Mais malgré ma solitude et l'affection dont j'étais, moi aussi frustrée,je
n'avais pas très envie
de m'embarquer dans des manigances de cette sorte. D'autant moins que mes élans physiques n'avaient jamais été lancinants ni même encombrants et mes petites chatouilles solitaires et peu fréquentes
me suffisaient amplement ! Nathalie avait été déçue, mais cependant, nous nous étions liées d'amitié. Sans qu'il y ait de gestes tendres partagés, ma copine pensant, peut-être, qu'elle arriverait à
me convertir à ses pratiques un jour de cafard pkus profond.
Les soeurs m'avaient mise en apprentissage dans un atelier de couture, pour que je devienne "petite main". Ce fut une période heureuse pour moi, car nous vivions dans une ambiance de chaleureuse
camaraderie. Même si,parfois, il y avait des disputes à cause d'un professeur qui avait témoigné d'une apparente préférence pour l'une ou l'autre d'entre nous. Et puis le métier me plaisait et
j'étais douée, paraît-il, Je passais tous les examens sans encombres et je me retrouvais "première main" avec une responsabilité et une autorité sur les autres. j'y suis restée quinze ans que je ne
regrette pas !
D'autant moins qu'étant montée en grade, j'avais acquis une autonomie financière me permettant de quitter le giron des soeurs, au milieu des larmes de Narhalie, et de m'installer chez moi dans un
grand studio haut perché et lumineux.